
Paris,
le 5 Décembre 2005
COMMUNIQUE
DE PRESSE
Les
gynéco sommés de dépenser plus !!
Depuis
de nombreuses années les autorités politiques se lamentent
sur l'augmentation des dépenses de santé et le « trou »
grandissant de la sécurité sociale. Les médecins
sont bien entendu accusés de dépenser sans compter. Pour
ce qui concerne les prescriptions de médicaments, on leur demande
de prescrire les médicaments les moins chers, et depuis quelques
années les génériques.
Ils
doivent actuellement rédiger leurs prescriptions en suivant la
« dénomination commune internationale »
(DCI), afin que le pharmacien puisse délivrer le médicament
le moins cher qui est en général le générique.
Or,
voilà que par une circulaire de la direction de l'hospitalisation
et des soins en date du 9 novembre 2005, messieurs Didier Houssin (directeur
général de la Santé) et Jean Castex (directeur
de l'organisation des soins) demandent aux gynécologues de prescrire
pour les interruptions volontaires de grossesse (IVG) par méthode
médicamenteuse non pas le misoprostol (dénomination commune
internationale du médicament utilisé) mais le Gymiso®,
médicament 24 fois plus cher que le Cytotec®, ces deux spécialités
ayant le même principe actif : le misoprostol (soit 7€68
le comprimé au lieu de 0,33€).
Le
motif invoqué est que le Gymiso® est la seule spécialité
analogue de prostaglandine bénéficiant à ce jour
d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) dans l'indication
de l'IVG médicamenteuse .
Certes
le Cytotec® n'a pas d'AMM dans l'indication de l'IVG car le laboratoire
ne l'a pas demandée, ne voulant pas être associé
pour des raisons « d'image » à l'IVG ;
mais toutes les études qui ont été faites pour
mettre au point les protocoles d' IVG médicamenteuse validés
par l' ANAES (aujourd'hui HAS) furent faites avec le Cytotec®.
Pourquoi
changer les règles de prescription ? La molécule
active est le misoprostol ; le gynécologue tant en ville
qu'à l'hôpital doit continuer à la prescrire et
le pharmacien à délivrer le produit le moins cher au lieu
d'une prescription « antigénérique »
qui multiplie le prix de l'IVG médicamenteuse par 24 sans bénéfice
pour les patientes.
Contacts
scientifiques :
Jacques
Lansac - Président du CNGOF
Tél. :
02 47 47 69-60
Bruno
Carbonne - Secrétaire Général du CNGOF
Tél. :
06 20 37 44 16
Email :cngof@club-internet.fr
|
Service
de presse et de communication :
Marie-Hélène
Coste
MHC
Communication
Tél. :
01 55 42 22 10
|