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ASSOCIATION NATIONALE DES CENTRES D'INTERRUPTION DE GROSSESSE ET DE CONTRACEPTION
La Tassellerie 37370 LOUESTAULT Tél/Fax : 02.47.42.55.31.
COMMUNIQUE DE PRESSE DECEMBRE 2005
A propos du rappel à la loi infligé par le tribunal de grande instance de Paris à trois médecins pour contestation d'une interruption médicale de grossesse (cf LE MONDE du 10/12/05)
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Mouvement Français pour le Planning Familial Contact : Maïté Albagly: tél. 01 48 07 29 10 / email: mfpf@planning-familial.org
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Nous apprenons avec consternation que trois médecins gynécologues-obstétriciens se sont vus infligés un « rappel à la loi » par le Tribunal de Grande Instance de Paris à propos d'une Interruption Médicale de Grossesse (IMG) pratiquée à une femme en 2001 à l'hôpital Necker.
Ce rappel à la loi vient fragiliser encore un peu plus la pratique des IMG en France. Depuis l'arrêt Perruche, nous constatons au quotidien dans les permanences du MFPF des situations de détresse de femmes et de couples qui se voient soumis à des évaluations et expertises de plus en plus longues lorsqu'ils demandent une IMG dans les conditions prévues par la loi. Or, il est tout à fait faux de prétendre que les médecins experts français fassent preuve du moindre laxisme à ce niveau. Au contraire, il est prévu que la décision soit prise par l'équipe élargie du Centre Pluridisciplinaire de Diagnostic Prénatal. Cet élargissement de l'équipe permettait d'espérer une meilleure accessibilité à l'IMG. Or, on remarque que dans la pratique les conditions d'accès sont de plus en plus difficiles.
Par ailleurs, nous tirons la sonnette d'alarme sur les conditions d'accès à l'avortement qui depuis quelques années font l'objet de tentatives détournées de remise en question (amendement Garraud, attaques contre la législation de l'avortement dans plusieurs pays européens et aux États-Unis…). Sous couvert d'arguments médicaux, juridiques ou/et techniques se dissimulent des stratégies pour restreindre ce droit. Le MFPF ne laissera pas entamer ces droits chèrement acquis dans notre pays et reste mobilisé pour la défense des droits des femmes.
Paris, le 14 décembre 2005 |
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