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CODE
DE LA SANTE PUBLIQUE
(Nouvelle partie Législative)
Article
L5134-1
(Loi
nº 2000-1209 du 13 décembre 2000 art. 1 Journal Officiel du
14 décembre 2000)
(Loi
nº 2001-588 du 4 juillet 2001 art. 24 I Journal Officiel du 7 juillet
2001)
(Loi
nº 2004-806 du 9 août 2004 art. 102 I Journal Officiel du 11
août 2004)
I. - Le consentement des titulaires de l'autorité
parentale ou, le cas échéant, du représentant légal
n'est pas requis pour la prescription, la délivrance ou l'administration
de contraceptifs aux personnes mineures.
La délivrance aux mineures des médicaments
ayant pour but la contraception d'urgence et qui ne sont pas soumis à
prescription médicale obligatoire s'effectue à titre gratuit
dans les pharmacies selon des conditions définies par décret.
Dans les établissements d'enseignement du second degré,
si un médecin ou un centre de planification ou d'éducation
familiale n'est pas immédiatement accessible, les infirmiers peuvent,
à titre exceptionnel et en application d'un protocole national
déterminé par décret, dans les cas d'urgence et de
détresse caractérisés, administrer aux élèves
mineures et majeures une contraception d'urgence. Ils s'assurent de l'accompagnement
psychologique de l'élève et veillent à la mise en
oeuvre d'un suivi médical.
II. - Les contraceptifs intra-utérins
ainsi que les diaphragmes et les capes ne peuvent être délivrés
que sur prescription médicale et uniquement en pharmacie ou dans
les centres de planification ou d'éducation familiale mentionnés
à l'article L. 2311-4. Les sages-femmes sont habilitées
à prescrire les diaphragmes, les capes, ainsi que les contraceptifs
locaux. La première pose du diaphragme ou de la cape doit être
faite par un médecin ou une sage-femme.
L'insertion des contraceptifs intra-utérins ne
peut être pratiquée que par un médecin. Elle est faite
soit au lieu d'exercice du médecin, soit dans un établissement
de santé ou dans un centre de soins agréé.
III. - Les sages-femmes sont habilitées
à prescrire une contraception hormonale dans les suites de couches,
lors de l'examen postnatal et après une interruption volontaire
de grossesse.
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