COMMUNIQUE
DE PRESSE
Une
assistante sociale mise en garde en vue et en examen pour
« aide
au séjour irrégulier »
Le
16 Juillet 2007, Catherine BERNARD Assistante Sociale à Solidarité
Femmes à Belfort, a été contactée sur son
lieu de travail par la Police aux Frontières. Elle a été
appelée à se présenter le 17 Juillet 2007, pour clarifier
la situation d'une femme immigrée victime de violences conjugales,
qu'elle a rencontrée dans l'exercice normal de ses missions professionnelles
(accueil, accompagnement, aide auprès de personnes victimes de
violences conjugales). Convoquée dans le cadre de l'instruction,
elle se retrouve placée en garde à vue et elle découvre
qu'elle est mise en cause pour le motif « d'aide au séjour
irrégulier » pour avoir refuser de dire où vivait
maintenant F. Le fait d'être victime est-il devenu un délit ?
et le fait de maintenir le secret professionnel un sujet de mise en examen ?
Depuis
quelques mois les femmes victimes de violences, mises à l'abri
par les structures spécialisées qui bénéficiaient
d'un titre de séjour provisoire d'un an renouvelable, vo i ent
leur document non renouvelé : Puisqu'il y a rupture de la
vie conjugale et qu'elles ne sont plus battues, la préfecture considère
qu'elles n'ont plus besoin de la protection de la loi.
Joli
tour de passe-passe !!
,
il s'agit de femmes qui ont parfois soufferts d'être arrachées
à leur pays, leurs familles, leurs amis pour venir se être
marier en France, de femmes qui ont été battues, humiliées,
séquestrées quelquefois.
Cette
affaire fait suite à la décision du tribunal de Dunkerque
condamnant, pour non présentation d'enfants, une femme battue à
trois mois de prison avec sursis et 1000 € de dommages et intérets
à son mari violent , et au fait que le Président Sarkozy
a reçu 2000 victimes de violences sexistes pour le 14 juillet à
l'Elysée pour signifier à quel point il est soucieux de
leur situation actuelle et future !
le
MFPF en lien avec les autres associations de femmes victimes de violence,
affirme sa volonté d'accueillir, d'assister et de protéger
toutes les personnes victimes de violences quelque soit leurs statuts
juridiques ou administratifs et appelle les instances judiciaires du plus
haut niveau à arrêter toutes les poursuites en direction
des femmes victime de violence et celles et ceux qui leur viennent en
aide
Paris,
le 10 août 2007
Mouvement
Français pour le Planning Familial
Contact :
Nicole Roussel Planning Familial
Tel. :
01 48 07 29 10
|