HISTORIQUE
L’Association Nationale
des Centres d’Interruption de grossesse et de Contraception (A.N.C.I.C
) a été fondée en 1979 après la légalisation
de l’avortement en France.
S’y rassemblent des professionnels travaillant dans les centres
de Planification et d’Interruption de grossesse des secteurs Privés
et Publics,soignants, psychologues,psychiatres,sages-femmes,médecins
et toute personne participant à la défense des droits
des femmes,à la réflexion et aux recherches théoriques
et pratiques concernant la sexualité et la maîtrise de
la procréation, l’éducation sanitaire particulièrement
l’éducation sexuelle .
Elle se fixe pour but :
- De défendre le droit à l’avortement et à
la contraception.
- D’assurer la bonne application de ces droits et l’obtention
des moyens nécessaires pour les exercer, dans les meilleures
conditions de sécurité, médicales et morales
:
- -par le remboursement de l’interruption volontaire de
grossesse et de la contraception .
- -par l’intégration des centres de Planification
dans les Centres d’interruption de grossesse,l’élargissement
de leur activité à la détection précoce
des maladies sexuellement transmissibles,à l’accueil
des victimes d’agression sexuelle, à la prise en
charge des stérilisations volontaires féminines
et masculines.
- -par le développement d’un secteur public largement
accessible à toutes les femmes, promoteur de l’enseignement
et de la recherche.
- De protéger le travail des personnels des Centres de Planification
et d’Interruption Volontaire de grossesse, par l’obtention
d’un statut leur garantissant reconnaissance et stabilité
professionnelle.
- De promouvoir les techniques ambulatoires d’avortement volontaire
:
- -anesthésie locale.
- -dilatation médicamenteuse du col
- -techniques médicales d’avortement et leur utilisation
hors hospitalisation..
OBJECTIFS
Depuis 1979, un des objectifs essentiels de l’ANCIC a été
d’une part, d’obtenir les modifications des aspects restrictifs
de la loi du 31/12/1979, tout en veillant d’autre part, à
son application.
A - Application
des lois : la loi du 4/07/2001 répond à nos revendications
essentielles. Nous sommes vigilants sur son application.
IVG :
- extension du délai à 12 semaines de grossesse (insuffisant)
- les conditions d’avortement médical doivent permettre
d’interrompre une grossesse au-delà de ce délai
- pas de restriction pour les femmes étrangères depuis
l’été 2000
- entretien non obligatoire pour les femmes majeures mais systématiquement
proposé en pré-IVG et en post-IVG
- la décision d’IVG pour la fille mineure lui est accordée
par la loi. La référence à l’autorité
parentale reste conseillée. L’entretien reste obligatoire.
- loi Neiertz (délit d’entrave à l’IVG)
: augmentation des peines et extension du délit à la
perturbation des conditions de travail des personnels médicaux
et non médicaux.
Nous restons attentifs à la nécessité de décrets
d’application sur certains points :
CONTRACEPTION :
Absence d’autorisation
parentale aux mineures pour la contraception dans les lieux de
prescription de celle-ci.
Il subsiste des incertitudes
sur la mise en place de l’information sexuelle auprès des
jeunes ( formation et choix des formateurs - protocoles d’information
)
B - L’amélioration
des statuts des Centres d’Interruption de grossesse et
de leur personnel, ainsi que de leurs moyens matériels :
- statut des conseillères familiales et conjugales,
- statut des médecins : obtention du statut de médecin
contractuel (arrêté du 17 janvier 1995) pour tout médecin
pratiquant des IVG en établissement de santé
- reconnaissance de l’autonomie et de la diversification de
l’activité des centres d’interruption de grossesse
et de Contraception
- présence de structures (Centre de Planification et d’Education
Familiale) répondant à la demande de contraception,
d’information sexuelle, de dépistage et de traitement
des maladies sexuellement transmissibles (MST)
Nous nous inquiétons de la disparition d’obligation d’organisation
des IVG en secteur public en cas de refus d’un chef de service.
Il existe un retard de mise en place des IVG en service de Gynéco-obstétrique
pour les 12-14 semaines d’aménorrhée.
C - La
prise en charge de l’information, de la contraception
et de l’éducation sexuelle.
D - Le développement
de la recherche en matière d’orthogénie
:
- information et diffusion de la contraception d’urgence
- prévention des échecs de la contraception (préservatif
masculin, oestroprogestatifs,DIU)
E - Les
échanges professionnels et scientifiques avec les associations
Européennes et extra-Européennes ayant des objectifs identiques :
-création en 1997 de la FEDERATION INTERNATIONALE DES ASSOCIATIONS
DE PROFESSIONNELS DE L’AVORTEMENT ET DE LA CONTRACEPTION (F.I.A.P.A.C.),
Se conférer au site Internet de la F.I.A.P.A.C . www.fiapac.org
CONCLUSION
La loi du 4/07/2001 est le résultat de 20 ans de luttes avec
les organisations féministes et de défense de l’avortement
d’une part et d’autre part, de coopération avec les
pouvoirs publics.
SERVICES
- L’organisation des Journées Nationales et Régionales
, permettant de confronter les expériences des personnels impliqués
dans l’orthogénie, de stimuler la recherche théorique
et médicale sur la contraception et l’avortement (cf
annexes ci-jointes : publications)
- L’enseignement ,la diffusion des techniques et avancées
scientifiques.
- La documentation
- L’aide et le soutien aux personnels des centres en difficultés
professionnelles, sociales et judiciaires :
- procès en première instance, appel et cassation contre
les groupes intégristes opposés à l’avortement
volontaire ( Pau, Bordeaux,Tours, Nantes,Grenoble, Annecy de 1993
et 1999)