L'INTERRUPTION VOLONTAIRE DE GROSSESSE
DANEMARK
La loi 633 du 15 septembre 1986 sur l'interruption volontaire de grossesse,
plusieurs fois modifiée depuis son entrée en vigueur, indique
dans quelles conditions une femme a le droit de recourir à l'interruption
volontaire de grossesse.
1) Les délais légaux
a) le cas général
L'article premier de la loi dispose que, dans la mesure où elle
en a exprimé le souhait conformément à la procédure
prévue, une femme qui réside au Danemark a le droit de bénéficier
d'une interruption volontaire de grossesse si l'intervention a lieu avant
la fin de la douzième semaine de grossesse.
Les instructions prises par le ministre de la justice pour l'application
de la loi précisent que le décompte des douze semaines commence
à partir du premier jour des dernières menstruations, ce
qui équivaut à environ dix semaines après conception.
b) Les cas particuliers
- Au -delà de la douzième semaine, l'interruption volontaire
de grossesse peut-être pratiquée sans autorisation si elle
est nécessaire, parce que la vie ou la santé, physique
ou mentale, de la femme est menacée et que le danger est médicalement
justifié.
- Au-delà de la douzième semaine, l'interruption volontaire
de grossesse peut aussi être pratiquée avec l'autorisation
d'une commission ad hoc (3). Chacune de ses commissions
est composée d'un travailleur social et de deux médecins
: L'un doit être gynécologue ou chirurgien, et l'autre
psychiatre ou spécialiste de médecine sociale. Les six
cas suivants justifient l'accord de la commission :
- La grossesse, l'accouchement ou les soins prodigués à
l'enfant impliquent pour la santé de la femme à cause
d'une maladie, déjà installée ou dont le déclenchement
paraît imminent, de son état de faiblesse ou d'autres
conditions de vie
- La grossesse résulte d'un viol ou d'un inceste
- L'enfant risque d'être atteint d'une affection, physique
ou mentale, grave
- La femme n'est pas en mesure de s'occuper convenablement de son
enfant à cause d'une maladie ou d'une incapacité intellectuelle;
- La femme est trop jeune ou pas assez mûre pour s'occuper
de son enfant
- La grossesse, l'accouchement ou les soins apportés à
l'enfant risquent d'entraîner une charge importante pour la
femme (en particulier incapacité de s'occuper de son foyer
et de ses autres enfants).
(3) Il en existe au moins une dans chacun des quatorze comtés.
2) Les mineures
D'après la loi, l'accord des détenteurs de l'autorité
parentale est nécessaire lorsque la femme est mineure ou n'est
pas émancipée. Cependant, la commission ad hoc peut décider
que, compte tenu des circonstances, l'accord parental n'est pas nécessaire
. Elle peut même décider que l'interruption de grossesse
peur être pratiquée malgré l'opposition parentale.
Les décisions de ces commissions sont susceptibles d'appel, par
la femme ou par les parents, devant la commission nationale de recours
instituée par le ministre de la Justice pour surveiller leurs activités.
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