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Hospitalisation dans les interruptions volontaires de grossesse jusqu'à 7 semaines d'aménorrhée par MIFÉGYNE et MISOPROSTOL
Avant 1989, la prostaglandine associée à la mifépristone, la sulprostone, avait occasionné de rares mais graves accidents cardiaques. C'est pourquoi, une hospitalisation de 3 heures a été rendue obligatoire, pour les femmes désireuses d'utiliser la méthode médicamenteuse d'interruption de grossesse. Or, la situation a évolué. Nous savons depuis plusieurs années maintenant, que la prescription de Misoprostol ne présente pas de risque médical. Quel peut être dans ces conditions, l'intérêt d'une hospitalisation ? Dans le centre d'IVG de l'Hôpital Kremlin Bicêtre, nous avons demandé leur avis à des patientes ayant fait une interruption de grossesse par cette méthode au cours de l'année 1999 :
L'hospitalisation a été jugée utile, le plus souvent, pour gérer les douleurs pelviennes (dans 72 % des cas) et/ou pour assurer le soutien psychologique (dans 70 % des cas). Les femmes parlent beaucoup de solitude, d'angoisse, du besoin d'être rassurées, réconfortées, entourées, accompagnées, écoutées etc ... Cet accompagnement est assuré par les infirmières du centre. Bien que sur le plan strictement médical, il n'y ait plus de raison
d'hospitaliser les patientes, je pense que cette possibilité doit
être maintenue, les femmes exprimant massivement le besoin d'être
entourées et aidées pour soulager d'éventuelles douleurs.
Docteur Dominique PLATEAUX
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